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Le Colloque

La mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal (Cadre mondial), adopté en décembre 2022 lors de la COP 15, nécessitera l’implication de tous les secteurs économiques et particulièrement ceux de l’agriculture et de l’alimentation.   

Une coordination et des synergies entre les secteurs, entre l’agriculture et l’environnement, entre les différents instruments globaux et outils faisant partie du paysage politique global sont requises pour une gestion durable de la biodiversité. 
Le Colloque international « Agriculture, biodiversité et sécurité alimentaire : des engagements aux actions » sera un jalon important dans la mise en œuvre du Cadre mondial.  
 
Ses objectifs spécifiques sont:  

  • Partager et faire largement connaître des expériences de protection et de gestion durable de la biodiversité en agriculture ;  
  • Identifier les contraintes et occasions pour intégrer davantage la biodiversité dans les systèmes agroalimentaires en tenant compte également des enjeux du changement climatique et de la dégradation des terres ;
  • Contribuer à la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité.

Les discussions mèneront à des recommandations techniques, issues des discussions entre les participants, pour aider les acteurs des systèmes agroalimentaires à mettre en œuvre le Cadre mondial à travers l’agriculture. Ce document permettra aux participants de partager des recommandations concrètes avec leurs organisations respectives et outillera ces dernières pour la mise en place d’actions et de mesures porteuses.   

L’événement, programmé sur deux jours et demi en mode hybride (en personne et virtuel) comprendra des plénières et des séances en groupe de travail qui aborderont les principales cibles du Cadre mondial pertinentes en agriculture (voir le programme préliminaire) en y faisant également des liens avec d’autres processus d’importance pour ce secteur.  En outre des modalités de participation en ligne pourront être prévues pour certaines sessions ainsi que des consultations préalables à l’évènement pour faciliter l’engagement des différentes catégories d’acteurs et assurer une large couverture géographique. Des activités terrains seront également considérées en marge du colloque. 

Cibles clés du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal qui seront abordées lors de ce colloque :

C4 : Les espèces menacées se rétablissent, la diversité génétique est maintenue et les conflits entre l'homme et la faune sont gérés.  

Prendre des mesures urgentes en matière de gestion en vue de faire cesser l'extinction d'origine humaine des espèces menacées connues et d'assurer leur rétablissement et leur conservation, en particulier les espèces menacées, afin de réduire significativement leur risque d'extinction ainsi que de sauvegarder et de rétablir la diversité génétique au sein des populations d'espèces indigènes, sauvages et domestiquées et entre elles, en vue de préserver leur potentiel d'adaptation, notamment grâce à des mesures de conservation in situ et ex situ et à des méthodes de gestion durable, et gérer efficacement les interactions entre l'homme et la faune de manière à limiter les conflits liés à leur cœxistence.  

C7 : Pollution réduite, réduisant de moitié la perte de nutriments et le risque lié aux pesticides  

Réduire les risques liés à la pollution et les incidences négatives de la pollution provenant de toutes les sources d'ici à 2030, en les portant à des niveaux sans danger pour la biodiversité et les fonctions et services écosystémiques, en tenant compte des effets cumulatifs, notamment : a) en réduisant au moins de moitié l'excès de nutriments perdus dans l'environnement, notamment grâce à un cycle et à une utilisation plus efficaces des nutriments ; b) en réduisant au moins de moitié les risques globaux liés aux pesticides et aux produits chimiques particulièrement dangereux, notamment grâce à des mesures intégrées de contrôle des ravageurs, sur la base de données scientifiques, en tenant compte des questions de sécurité alimentaire et de moyens d'existence ; c) en prévenant la pollution plastique, en la réduisant et en s'employant à l'éliminer.  

C8 : Minimiser les impacts du changement climatique et de l'acidification des océans, notamment grâce à des solutions fondées sur la nature et/ou à des approches fondées sur les écosystèmes.  

Atténuer les effets des changements climatiques et de l'acidification des océans sur la biodiversité et renforcer la résilience de celle-ci grâce à des mesures d’atténuation et d'adaptation ainsi qu'à des mesures de réduction des risques de catastrophe naturelle, y compris au moyen de solutions fondées sur la nature et/ou d'approches écosystémiques, en réduisant au minimum toute incidence négative et en favorisant les retombées positives de l'action climatique sur la biodiversité.

C10 : Les zones consacrées à l'agriculture, à l'aquaculture, à la pêche et à la foresterie sont gérées de manière durable.

Assurer une gestion durable des zones agricoles, aquacoles, halieutiques et forestières, en particulier grâce à l'utilisation durable de la biodiversité, notamment en augmentant significativement le recours à de pratiques respectueuses de la biodiversité, telles que l'intensification durable, l'agroécologie et d'autres approches innovantes, contribuant ainsi à améliorer la résilience, l'efficacité et la productivité à long terme de ces systèmes de production, ainsi qu'à renforcer la sécurité alimentaire, à conserver et à restaurer la biodiversité et à préserver les contributions de la nature aux populations, y compris les fonctions et les services écosystémiques.

C11 : Les contributions de la nature aux populations sont restaurées, entretenues et améliorées

Restaurer, préserver et renforcer les contributions de la nature aux populations, y compris les fonctions et services écosystémiques, tels que la régulation de l'air, de l'eau et du climat, la santé des sols, la pollinisation et la réduction des risques de maladie, ainsi que la protection contre les risques et catastrophes naturels, grâce à des solutions fondées sur la nature et/ou des approches écosystémiques dans l'intérêt de toutes les populations et de la nature. 

C14: Prise en compte de la biodiversité dans les politiques et instruments nationaux et internationaux

Veiller à la pleine prise en compte de la biodiversité et de ses multiples valeurs dans l'élaboration des politiques, des réglementations, des processus de planification et de développement, des stratégies d'élimination de la pauvreté, des évaluations environnementales stratégiques, des évaluations d’impact environnemental et, le cas échéant, dans la comptabilité nationale, à tous les niveaux de gouvernement et dans tous les secteurs, en particulier dans ceux qui ont d'importantes incidences sur la biodiversité, et aligner progressivement toutes les activités publiques et privées concernées, ainsi que les flux fiscaux et financiers, sur les objectifs et les cibles du présent cadre. 

C16 : Des choix de consommation durables sont possibles et le gaspillage alimentaire est réduit de moitié

Encourager les populations à faire des choix de consommation durables et à leur donner les moyens de le faire, notamment en créant des cadres politiques, législatifs ou réglementaires propices, en améliorant l'éducation ainsi que l'accès à des informations pertinentes et précises et à des solutions de substitution, et, d'ici à 2030, réduire l'empreinte mondiale de la consommation de manière équitable, notamment en réduisant de moitié le gaspillage alimentaire mondial, en limitant significativement la surconsommation et en diminuant considérablement la production de déchets, de manière à permettre à tous de vivre agréablement en harmonie avec la Terre nourricière.

C18 : Réduire les incitations néfastes d’au moins 500 milliards de dollars par an

Recenser, d'ici à 2025, les incitations, y compris les subventions, préjudiciables à la biodiversité et les éliminer, les supprimer progressivement ou les modifier de manière proportionnée, juste, efficace et équitable, tout en les réduisant substantiellement et progressivement d'au moins 500 milliards de dollars par an d'ici à 2030, en commençant par les incitations les plus préjudiciables, et renforcer les incitations positives en faveur de la conservation et de l'utilisation durable de la biodiversité.